Marche des pèlerins : Les jeunes chrétiens toujours engagés dans la foi

Cette année encore, ils sont plus de 16.000 jeunes à parcourir 52 km pour rallier Popenguine. Pendant leur parcours, ils ont chanté et prié en évoquant Marie malgré la forte canicule. A leur arrivée au sanctuaire, ils ont levé les mains vers le ciel, signe de victoire.

La 37ème édition de la marche a refusé du monde. Ils étaient des milliers à prendre part à cet acte de foi qui connaît, d’année en année, un engouement populaire. Les jeunes, par groupes, ont sillonné bourgs et faubourgs pour rallier Popenguine à pied en évoquant les prières dédiées à la Vierge Marie, Notre-Dame de Popenguine. Dans cette entreprise très noble, les marcheurs ont été encouragés sur le chemin par leurs frères musulmans qui ont mis devant leurs maisons des bassines de sachets d’eau pour les servir. D’autres, plus nantis, ont tout simplement offert de la boisson aux marcheurs qui, pour leur rendre la monnaie, n’ont pas hésité à faire quelques pas de danse pour magnifier cet acte de solidarité. Malgré la chaleur et la fatigue ces jeunes, femmes et vieux qui ont quitté le Cap des Biches, tôt le matin, ont marché jusqu’à l’arrivée. Christophe Signou de la paroisse Saint-Paul de Grand Yoff qui a mobilisé 1.045 marcheurs comptabilise, aujourd’hui, 22 ans de marche et se fait toujours un plaisir de rallier Popenguine à pied. Selon lui, c’est un devoir de marcher chaque année pour témoigner sa foi. « Tant que je serai en vie et en bonne santé, je continuerai à marcher et à soutenir tous ceux qui souhaitent le faire », indique-t-il. Il a magnifié l’engouement et la détermination des jeunes de sa paroisse qui, chaque année, répondent de plus en plus nombreux à l’appel de Notre-Dame de Popenguine. Selon lui, des jeunes viennent même d’autres paroisses pour communier avec ceux de Saint-Paul.

Tout comme Christophe, Francisca Sène de la paroisse Sacré-Cœur Malenfant n’est pas une novice. Elle en est à sa 16ème année de marche. Avec la croix qu’elle porte fièrement, elle ne ressent point la fatigue. « C’est lourd à porter cette croix sur une distance de 50 km, mais Jésus a été là et, grâce à lui, je n’ai pas senti la lourdeur de la croix. Je suis fière d’être là. Je suis davantage confortée par le nombre de fidèles, surtout de filles qui viennent nombreux chaque année », note-t-elle.

En effet, la marche enregistre l’arrivée de néophytes. C’est le cas de Clémence Gomis qui fait partie des 1.014 marcheurs de la paroisse Sainte Marie Madeleine de Mbao. « Au début, c’était difficile, mais je suis parvenue à aller jusqu’au bout grâce à ma foi », assure-t-elle. Osvaldo Coly de la paroisse Notre-Dame du Cap-Vert de Pikine est du même lot. En y prenant part, ce dernier a voulu relever un défi. « Les gens disaient que la marche était difficile, il fallait donc que je vois à quoi cela ressemble. Je me suis lancé et à l’arrivée, je regrette de n’être pas venu plus tôt », soutient-il.

Même son de cloche du côté de son frère Ernest Coly. Ces marcheurs qui ont bravé le chaud soleil ont par, bandes entières, été accueillis triomphalement au sanctuaire marial. Et pour beaucoup d’entre eux, cette arrivée sonne comme une victoire.

Lesoleil

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