Burkina-Faso: Une élection dans l’insécurité

INTERNATIONALE- Près de 6,5 millions Burkinabés se rendent aux urnes ce dimanche,  un double scrutin pour élire les représentants du peuple, le parlement et le prochain président de la république

Les favoris

Ils sont treize au total à vouloir s’installer au palais présidentiel de Kosyam. Face au chef d’Etat sortant, qui fait figure de grand favori, deux candidats de l’opposition émergent et peuvent espérer l’emporter: le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré, deuxième en 2015, et le candidat du parti de l’ancien président Blaise Compaoré, Eddie Komboïgo.

Un  vote dans  l’instabilité

Cette élection est marquée par un climat sécuritaire tendu, en raison des attaques djihadistes qui sont intervenues depuis 2015 et se poursuivent surtout dans le nord du pays.

Les groupes armés djihadistes –affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique– n’ont cessé depuis d’étendre leur champ d’action dans ce pays d’Afrique de l’ouest de 20 millions d’habitants.

Les exactions djihadistes, toujours plus nombreuses et souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait plus de 1.200 morts (majoritairement des civils) et un million de déplacés depuis 2015.

Mercredi, 14 soldats ont encore été tués dans une embuscade à Tin Akoff, proche de la frontière nigérienne, dans l’une des plus importantes mais désormais régulières attaques contre l’armée burkinabè. La majorité des candidats ont annoncé la suspension de leur campagne électorale pour 48 heures.

Si « Roch » est largement critiqué par ses détracteurs sur sa réaction jugée molle face au djihadiste, ses partisans martèlent qu’il est l’homme de la situation et que sa méthode est la bonne.

Son programme de 2020 n’a d’ailleurs pas « radicalement changé par rapport à celui de 2015 », note une source diplomatique occidentale, précise l’AFP.

La présence des forces françaises de Barkhane qui soutiennent les opérations burkinabè souvent à bout de bras est critiquée par de nombreux Burkinabè, rendant la position de l’exécutif très inconfortable.

En raison de l’insécurité liée aux groupes djihadistes, près de 1.500 villages (sur plus de 8.000) ne voteront pas dimanche, soit 17,7% du territoire national, a constaté le Conseil constitutionnel.

 

 

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